Comment (ré)agir en cas de colique

Savoir repérer et réagir en cas de colique est important pour tout homme de cheval. Cette pathologie est courante, mais parfois mortelle pour nos compagnons.

Roulade du cheval

Après avoir défini dans un précédent article les coliques et leur prévention, nous allons aborder les mesures à prendre en cas de coliques et les traitements possibles.

Que faire ou ne pas faire en cas de coliques ?

N’hésitez pas à appeler votre vétérinaire car lui seul sera en mesure d’évaluer la gravité des coliques de votre cheval et mettre en place les traitements les plus adaptés.
Vous pouvez néanmoins prendre certaines mesures en attendant son arrivée :

  • Mettre votre cheval à jeun en retirant sa nourriture ou en lui mettant un panier prévu à cet effet
  • Lui laisser de l’eau propre à disposition dans un seau d’eau : certains chevaux ne savent pas boire à l’abreuvoir avec un panier de jeun
  • L’empêcher de se rouler : pour limiter le risque d’un déplacement ou d’aggraver un déplacement débutant
  • Le marcher doucement si la douleur n’est pas trop forte, sinon le laisser au box avec une litière épaisse pour limiter les blessures

Cheval qui marche en main

Par contre, évitez dans la mesure du possible :

  • L’administration forcée de liquide par la bouche de votre cheval : vous risquez d’entraîner une fausse-route et abîmer ses poumons
  • De réaliser vous-même une injection intraveineuse si vous n’en avez pas l’habitude. C’est un mauvais jour pour vous entraîner et vous risquez d’entrainer une phlébite ou injecter le produit dans l’artère carotide
  • D’introduire vous-même un tube dans l’estomac : vous risquez d’aller dans les poumons ou de perforer son œsophage !
  • De pratiquer vous-même une palpation transrectale : votre cheval sera sans doute peu coopératif et vous risquez de perforer le rectum !

Quels sont les traitements des coliques chez le cheval ?

Seul votre vétérinaire sera compétent pour établir un diagnostic et soigner efficacement les coliques de votre cheval.

Afin de poser un diagnostic, votre vétérinaire recueillera un maximum d’informations sur votre cheval et les coliques dont il souffre, puis effectuera un examen physique complet, une palpation transrectale, et un sondage de l’estomac. Il pourra également réaliser une échographie abdominale, une prise de sang ou plus rarement un prélèvement du liquide abdominal (paracenthèse).

Une fois le diagnostique posé, il mettra en place un ou plusieurs traitements :

  • Un traitement analgésique (contre la douleur) et antispasmodique
  • Une sédation s’il est trop agité
  • Une fluidothérapie (par la sonde ou par voie veineuse), pour prévenir ou lutter contre la déshydratation ou ramollir un contenu digestif trop ferme
  • Un traitement laxatif (huile de paraffine par exemple) lors des coliques de stase
  • Un traitement chirurgical, sous anesthésie générale, si le traitement médical ne suffit pas

Il sera également le plus apte à mettre en place un planning de réalimentation lorsque la colique sera résolue. Il vous faudra être patient, notamment en cas de stase (ou bouchon), le temps que les crottins soient bien évacués !

Enfin, un dernier mot sur les chevaux dits coliquards, c’est-à-dire présentant régulièrement des coliques.
Si vous avez pris de bonnes mesures préventives, n’hésitez pas à faire le point avec votre vétérinaire pour en déterminer l’origine : ulcères d’estomac et douleurs ovariennes chez la jument sont des pathologies fréquentes et responsables de coliques.
Il existe par ailleurs des compléments alimentaires spécifiques destinés à favoriser un bon transit ou limiter le risque des coliques de sable (sablose).

 

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Marc

Vétérinaire équin passionné et expérimenté

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